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////// édito /////

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Depuis 2000, l'équipe de Cinémarges défend un cinéma indépendant et subversif. On le nomme le cinéma des marges parce qu'il tente d'échapper à la domestication des oeuvres et au conformisme des désirs. L'imaginaire et le plaisir habitent ces oeuvres autant qu'elles traitent des questions fondamentales de l'être, de soi, de l'Autre, de sexualités et de genres.

Cette année, aux côtés du cinéma Utopia , de nouveaux écrans : le Centre Jean Vigo , le capcMusée d'art contemporain, l' Espace 29...
Le festival fait ainsi dialoguer fiction, documentaire, vidéo d'artistes et cinéma expérimental, en une trentaine de films internationaux d'hier et d'aujourd'hui.


En ouverture, l'avant-première de Comme des voleurs, road movie réjouissant (en présence du réalisateur Lionel Baier).

NEW YORK en toile de fond d'une série de figures marquantes de l' underground des années 1960-1970 : Peter Berlin , la Greta Garbo du porno gay ; Klaus Nomi , diva de la scène new wave ; Tom Chomont, le cinéaste expérimental fétichiste ; Valerie Solanas , auteure du pamphlet féministe SCUM Manifesto .

Harlem dans les années 1920 avec la fresque homo-érotique d'Isaac Julien Looking for Langston , hommage à l'émergence de la black culture terreau de l'activisme des Black Panthers (Out : la naissance d'une révolution) .

Ici et ailleurs, les dédales du DÉSIR sont un champ d'exploration, tant dans la sélection "L'amour en 5 actes" , que dans El Cielo divido (chorégraphie de l'inconstance amoureuse à Mexico), Love Sick (triangle passionnel à Bucarest), Un amour de femme (Hélène Filières troublée par Raffaëla Anderson) et Un camion en réparation

Le SEXE vu par les femmes, avec excentricité (Bubbles Galore) , à la manière d'un fétiche ( Boy in a Bathtub de Maria Beatty) et avec fantasmagorie (Who's the Top?) .

Enfin, le portrait de trois personnages brouillant les frontières entre les sexes : Maximo Oliveros , un garçon efféminé dans un quartier de Manille ; Veronica, transsexuelle amourachée de sa voisine (A Soap) ; Rebeca, cascadeuse bisexuelle qui lève le tabou sur l'intersexualité (Both) . En clôture, la sélection vidéos « Corpus queer » donne à voir des travaux d'artistes utilisant le corps et le genre comme matière.

La richesse du festival tient aussi à ses moments de réflexion. Cette année, un débat autour des luttes contre les discriminations et deux rencontres à la librairie La Machine à Lire sur Théories queer et psychanalyse et L'Homosexualité au cinéma , rappelant l'importance de défendre ces contre-cultures qui jouent un rôle clé d'avant-garde et d'émancipation !

A noter 2 SOIREES en marges : à l'espace A.R.T. (samedi) et à l'Espace 29 (lundi)

BON FESTIVAL !